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Comprendre sa fiche de paie


Comprendre sa fiche de paie, salaire brut/net : explications

En 1948, les fiches de paie comptaient environ 5 lignes. Elles en comptent aujourd’hui près de 40. Comment les lire ? Comment s’y retrouver ? Quelles cotisations apparaissent sur une fiche de paie ? Ce n’est pas toujours évident de comprendre sa fiche paie !

On va tout reprendre ensemble ! Tout d’abord, pour comprendre sa fiche de paie, il faut savoir qu’elle se compose de quatre parties : les éléments d’identité de l’entreprise et du salarié, le salaire brut, les cotisations sociales et patronales et, pour finir, le salaire net.

1- Identité de l'entreprise et du salarié sur la fiche de paie

Naturellement, les informations des deux parties, l’entreprise et le salarié se situent en haut de la fiche de paie. On y trouve :

Côté employeur

  • – Le nom de la société qui emploie
  • – L’adresse du siège social de l’entreprise
  • – Le code APE indiquant le secteur d’activité
  • – Le numéro SIREN
  • – La convention collective applicable

Côté salarié

  • – Le nom du salarié
  • – L’emploi exercé
  • – Le matricule RH du salarié
  • – La classification du salarié (niveau hiérarchique)
  • – La classification conventionnelle

Ces informations doivent obligatoirement apparaître sur le bulletin de salaire.

2- Les éléments du salaire brut sur la fiche de paie

Le premier élément chiffré apparaissant sur la fiche de paie est le salaire brut. Il désigne la rémunération du salarié sur une durée d’un mois avant déduction des cotisations sociales.

Son montant est prédéfini par le contrat de travail et les avantages mensuels éventuels.

Différents avantages existent :

  • – La prime d’ancienneté
  • – La prime exceptionnelle
  • – Les congés payés
  • – Les heures supplémentaires ou heures majorées effectuées dans le mois
  • – Les avantages en nature (voiture, ordinateur…)
  • – Et bien d’autres…

3- Les taxes et cotisations sociales sur la fiche de paie

Vous l’aurez remarqué, le salaire brut ne correspond pas à ce que le salarié touche réellement à la fin du mois. Effectivement, de nombreuses charges et cotisations sont déduites. Les cotisations permettent de financer les prestations sociales auxquelles le salarié peut prétendre (assurance maladie, assurance retraite notamment).

D’autre part, l’employeur doit payer des charges patronales. Ces dernières sont calculées grâce au salaire du salarié. On appelle cela le salaire super-brut.  L’employeur finance le salaire brut du salarié et en plus, il verse des cotisations patronales supplémentaires.

Il faut donc prendre en compte toutes les cotisations sociales. Les libellés des différentes cotisations et taxes permettent de s’y retrouver plus facilement :

Les principaux libellés sont :

  • – Santé
  • – Retraite
  • – Famille
  • – Chômage
  • – Accident du travail
  • – Maladie professionnelle

Zoom sur les charges salariales et patronales déduites directement sur le bulletin de paie :

Les charges patronales - part employeur

Assurance maladie, maternité, invalidité, décès ;

Contribution solidarité autonomie (CSA) : aide à financer l’autonomie des personnes âgées et handicapées (c’est la contrepartie employeur du Lundi de Pentecôte) ;

Assurance vieillesse ;

Cotisations d’allocations familiales ;

Contribution au dialogue social : ces charges patronales financent les organisations syndicales ;

Cotisation pour les accidents du travail : couvre les risques accidents du travail, les maladies professionnelles et les accidents du trajet ;

Contribution au fonds national d’aide au logement (FNAL) : finance l’aide au logement ;

Versement mobilité ou versement transport (pour les entreprises de 11 salariés et plus dans un périmètre de transport urbain) ;

Cotisation d’assurance chômage ;

Cotisation assurance garantie des salaires (AGS) : permet, en cas de redressement ou liquidation judiciaire, le financement de l’intégralité des salaires aux salariés de l’entreprise ;

Cotisation mutuelle : cette cotisation peut aussi porter le nom de « complémentaire santé » ;

Forfait social ;

Contribution à la formation professionnelle (pour les entreprises de 11 salariés et plus) : participe au financement de la formation professionnelle continue des salariés ;

Contribution CPF-CDD ;

Taxe d’apprentissage : permet le financement des organismes de formation et d’assurer le développement de l’enseignement technologique, professionnel et de l’apprentissage ;

Exonérations de cotisations employeur : réduction de certaines cotisations patronales si le salarié bénéficie d’un salaire n’excédant pas 2 734,85 € (en 2023).

Les charges salariales - part du salarié

Maladie : cotisation salariale concernant uniquement les départements du Bas-Rhin, Haut-Rhin et Moselle, il s’agit de cotisations conservées depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Sécurité sociale vieillesse plafonnée : cette cotisation retraite porte seulement sur la tranche du salaire inférieure à 3 666 €.

Sécurité sociale vieillesse déplafonnée : cette cotisation retraite porte sur l’ensemble du salaire.

Assurance chômage : permet de financer l’assurance chômage.

Retraite complémentaire : permet de financer la retraite complémentaire.

AGFF : cotisations versées à l’Association pour la gestion des fonds de financement (AGFF) qui financent la retraite complémentaire.

Prévoyance : la prévoyance correspond à la mutuelle complémentaire.

Garantie maintien de salaire : cette cotisation finance la complémentaire du salarié s’il est en congé (maternité, paternité, maladie), en plus des indemnités de la Sécurité sociale.

CSG non déductible : la “contribution sociale généralisée” est un prélèvement obligatoire qui participe au financement de la Sécurité sociale.

CSG déductible : prélèvement obligatoire qui finance aussi la Sécurité sociale. Notez que cette part de la CSG est déduite des revenus imposables.

CRDS non déductible : la “contribution au remboursement de la dette sociale” est l’impôt qui doit diminuer la dette de la Sécurité sociale (aussi communément appelé « trou de la Sécu »).

Une fois les cotisations sociales déduites, on ajoute directement les remboursements de notes de frais ou de frais de transports (non soumis à cotisations). On obtient alors le salaire net avant impôt sur le revenu. Le prélèvement à la source intervient (impôt sur le revenu directement prélevé sur le salaire) et le montant net après prélèvement à la source correspond au montant payé au salarié.

Pour aller plus loin, (re)découvrez notre article :

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